→ Quand on va en consultation psychologique, on arrive presque toujours avec un récit. Une histoire cohérente, souvent répétée, parfois longuement mûrie. On explique ce qui ne va pas, pourquoi ça ne va pas, d’où ça vient. Ce récit est sincère, logique et il donne le sentiment de comprendre la situation.
En psychologie, un récit n’est pas neutre. Il ne se contente pas de décrire un problème : il organise la manière dont on le perçoit, dont on y réagit et surtout… dont on évite de le transformer.
💡 Beaucoup de récits remplissent une fonction invisible mais centrale : protéger, rassurer, stabiliser l’identité, réduire l’angoisse. Ils font sens… mais ils peuvent aussi figer.
Un psychologue ne recadre donc pas un récit parce qu’il serait faux ou illégitime. Il le questionne lorsqu’il devient
infalsifiable (“je suis comme ça”),
coûteux (il protège mais empêche d’agir),
répétitif (le même schéma partout),
ou inefficace (il explique beaucoup mais ne change rien).
→ Le critère n’est jamais moral ; il est fonctionnel.
La question n’est pas : « Est-ce que cette histoire est vraie ? »
Mais : « Est-ce que cette histoire augmente ou réduit la capacité à agir différemment ? »
Certaines croyances ont été adaptatives à un moment de la vie. Puis le contexte change, mais la croyance reste. Le récit devient alors une explication brillante… au service de l’immobilité.
⇒ Le travail psychologique commence souvent là : non pas en racontant mieux son histoire, mais en acceptant qu’elle puisse être mise à l’épreuve, déplacée, testée.
Car un récit qui ne permet aucune expérimentation n’est plus un levier de changement, c’est une justification.
Merci à notre confrère Patrick Santilli
En cette journée de lutte, des chiffres qui font malheureusement froid dans le dos. (1er décembre 25)
✊ Pédagogie et Information
Signe des temps (source: public sénat)A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le sida, Sidaction publie aujourd’hui les résultats d’un sondage (OpinionWay) plus qu’inquiétant : 31% des hommes de 16-34 ans « se sentent plus puissants » quand ils ne portent pas de préservatif, 32% pensent que les femmes doivent respecter leur refus d’en porter. Consternant. |
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Juste pour le plaisir …..
Un psychologue se doit de rester neutre, mais peut aussi évoquer ses craintes en tant qu’être humain …
Idiocraty : Un film assez médiocre certes mais prémonitoire, sorti en 2006, soit 10 ans avant la première élection de Trump. Rire ou pleurer, telle est la question. Cette comédie satirique de science-fiction raconte l’histoire de deux personnes qui, après une hibernation de cinq siècles, se réveillent dans une société dystopique rongée par l’anti-intellectualisme, le mercantilisme, la surpopulation et la dégradation de l’environnement.
On passe sur l’effet dysgénique sur lequel s’appuie le film qui n’a pas de véritables preuves scientifiques, mais bon, on ne regarde pas ce genre de film pour apprendre la génétique…
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Simple, efficace : série sur Arte « Sous Influence »
Marche Octobre Rose
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Vidéo douce pour expliquer l’addiction
Quand vous sortirez de la tempête, vous ne serez pas la même personne que celle qui y est rentrée. C’est tout l’intérêt de la tempête.
- Haruki Murakami



