Nous avons vécu, vivons et allons vivre des moments bien inédits. Nous avons bien sûr peu de recul quant aux effets psychologiques de la situation. La lecture de la revue Lancet, du 14 mars 2020 nous aide à nous projeter.

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2930460-8

Ces scientifiques nous proposent une sorte de revue de presse. Dans l’ensemble, cette revue suggère que l’impact psychologique de la quarantaine est vaste, substantiel et surtout, peut durer longtemps.

Sur 3166 articles trouvés, 24 sont inclus dans cette revue. La plupart des études examinées ont signalé des effets psychologiques négatifs, notamment des symptômes de stress post-traumatique, de la confusion et de la colère.

Ces études mettent en évidence les risques suivants comme possibles :

  • Stress et Anxiété
  • Détresse psychologique
  • Syndrome dépressif
  • Irritabilité
  • Insomnie
  • Épuisement émotionnel
  • Stigmatisation
  • Sentiment d’isolement
  • Mauvaise concentration
  • Plus d’indécisions et de réticences au travail ….

Après ce genre de revue de presse il est difficile de voir les choses de façon positives, non ?

Seulement, être positif ne veut pas dire être idéaliste ou nier la réalité. Au contraire, il est important de regarder ce réel en face, de le comprendre… pour avancer.  Comprendre, apprendre, et agir : voici peut-être le bon trio. En effet, le mouvement est un très bon facteur protecteur, mais encore faut-il savoir où aller n’est-ce pas ?

Quel rôle peut jouer le psychologue dans cette stratégie de reconstruction ?

L’écoute bien sûr : pouvoir se raconter, s’entendre raconter, et s’apercevoir que nous ne sommes pas seuls, que ce que nous avons ressentis est bien normal. Le psy nous aide à identifier, conscientiser, parler de ses émotions.

Mais au-delà de l’expression émotionnelle nécessaire, le psychologue peut expliquer les mécanismes en œuvre, ce à quoi il faut être attentif.  Ce qui permettra de remobiliser ses forces, se délester de ce qui nous pèse (consciemment ou inconsciemment). Comprendre.

La psychologie peut donc nous aider à nous remettre en mouvement en tant qu’individu ou en tant que groupe.

Le 11 mai, les portes s’ouvrent, sous conditions. Ce n’est pas la fin de… c’est le début du … « et après ? ». Les effets psychologiques peuvent s’exprimer parfois bien tard, ou dans un effet boomerang. Le psychologue a toute sa place dans la prévention des risques psycho-sociaux.

Mieux se comprendre, c’est comme semer des graines d’actions plus efficaces, plus justes pour nous. On retrouve du soulagement et  du sens.

Pour vous ou pour vos collaborateurs, pour un suivi individuel ou pour une intervention en groupe, n’hésitez pas à prendre contact. Nous pourrons parler ensemble de ce qui vous convient le mieux.

Édition 2019 | Centre d'action bénévole de Valleyfield

 

 

Le moment le plus important, c’est maintenant, car on ne peut agir que sur le présent. Et si on ne se préoccupe pas de son présent, on manquera aussi son futur

Bernard Werber, Le jour des fourmis